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CRIET : le film de la première journée d'audience dans le procès Boko, Homeky et cie

Ce mardi 21 anvier 2025, que s'ouvre le procès d'Olivier Boko et Oswald Homeky devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Les deux hommes sont poursuivis dans l'affaire présumée de tentative de coup d'État contre le président Patrice Talon.

L'homme d'affaires Olivier Boko et l'ex-ministre Oswald Homéky

L'homme d'affaires Olivier Boko et l'ex-ministre Oswald Homéky

Fin de l’audience 

 

11 heures 43 minutes : Le juge renvoie l’audience au  mercredi 22 janvier 2025 pour continuation 

 

Le procureur spécial demande la constitution obligatoire d'avocats pour les accusés 

 

11 heures 38 minutes : Le procureur spécial Mario Mètonou est à la manœuvre. « En matière criminelle, la loi fait obligation pour les avocats d'avoir des avocats pour leur défense », a souligné le procureur spécial Mario Mètonou. Il demande à la Cour de permettre à l’État béninois de commettre d'office des avocats pour les mis en et de renvoyer le dossier à demain mercredi 22 janvier 2025.

 

Interrogé à ce sujet, Olivier Boko annonce à la Cour que la constitution d'avocats en moins de 24 heures n’est pas possible. « Ce n'est pas possible qu'on désigne des avocats qui vont prendre connaissance du dossier en 24h », a-t-il souligné.

 

L'avocat de l'État béninois, Me Kakpo Assogba a demandé à la Cour de tout mettre en œuvre pour que justice soit rendue à l’État béninois.

 

Boko et Homeky se prononce sur la déconstitution de leurs avocats 

 

11 heures 30 minutes : Olivier Boko, Oswald Homeky et tous les accusés sont conviés à la barre. Olivier Boko confirme que la décision de déconstitution a été prise de commun accord avec leurs avocats. À cette occasion, l’ex-ministre Oswald Homeky prend la parole pour raconter sa mésaventure en prison. Il a déclaré à la Cour qu'il n'a pas la possibilité de voir le jour à la prison civile de Missérété et qu'il est maintenu enfermé 24 heures sur 24.«  Je n'étais jamais allé dans un commissariat. Nous souffrons, nous qui ne connaissons pas le droit. J'ai été dans le gouvernement du président Patrice Talon dont je suis un fils », a précisé l’ex-ministre Oswald Homeky.


 

11 heures 15 minutes : l'avocat Houédan et Me Baadhio Issouf, avocat au barreau burkinabè se deconstitue. Tous les avocats de la défense quittent la salle d'audience. Tous les avocats de la défense des accusés se sont déconstitués en raison de la décision du juge de ne corriger la composition de la chambre criminelle. Ils doutent de l'impartialité du juge.
 

Le réquisitoire de Me Paul Kato Atita contre la Cour 

 

11 heures 08 minutes : Dans un sévère réquisitoire, Me Paul Kato Atita dénonce la partialité de la présidente de céans. Il  a souligné que l’accusé Olivier Boko est un homme élevé en rang et qui a été dans les cercles du pouvoir « Monsieur Olivier Boko ne se sent pas en sécurité pour une chambre que vous présidez. Il pense qu'il ne pourrait pas se défendre. Olivier Boko a le sentiment que la présidente de la Cour est du cercle d'amis du président de la République », a déclaré l’avocat qui s'est ensuite deconstitué du dossier  

 

11 heures 06 minutes : Me Marie-José Gnonhoué annonce sa deconstitutuon du dossier. « Aucun avocat ne peut cautionner cette irrégularité », dit-il.

 

À son tour, Me Timothée Yabit annonce son retrait du dossier. « J'aurais aimé que le monde entier se rende compte de la vacuité de ce dossier. On nous demande de jouer à un match en nous faisant entrer à la 84e minute. Personne n'acceptera de jouer ce match. L'équité de la procédure a été bafouée à toutes les étapes. On n'aurait pu s'asseoir en Conseil des ministres et prendre une décision de condamnation des accusés », a déclaré Me Timothée Yabit, avocat de Olivier Boko.

 

11 heures 03 minutes : Me Ayodélé Ahounou exprime également son ras-le-bol et se deconstitue également.

 

11 heures 01 minutes : à la reprise de l’audience, Me Prosper Ahounou, le bâtonnier, a estimé que la décision de la Cour de joindre les exceptions au fond et de statuer sur la composition de la chambre criminelle relevait d'une partialité. L'avocat qui défend Olivier Boko annonce à la Cour sa décision de se deconstituer du dossier 

 

 

11 heures : Reprise de l'audiencence 

 

Nouvelle suspension de l'audience

 

10 heures 35 minutes : l'audience est à nouveau suspendue à la demande de Me Paul Kato Atita pour une concertation.

 

 

Reprise de l'audience 

 

10 heures 31 minutes : L'audience reprend. Le juge joint l'exception au fond et ordonne la poursuite des débats.

 

 

L’audience est suspendue 

 

10 heures 08 minutes : Le président de céans, la magistrate Christelle Adonon suspend l’audience pour statuer sur la demande de la défense 
 

Les réquisitions complémentaires de Mario Mètonou 

 

10 heures : Mètonou prend des réquisitions complémentaires et insiste sur l’article 6 nouveau du Code de procédure pénale qui permet à la composition actuelle d'être de trois juges. 


Les avocats de la défense sont étonnés par la réquisition du procureur Mètonou. L’article cité est en réalité celui consacré à la composition d'une Cour ordinaire, selon la défense. Les débats sont houleux.
 

La réplique de la défense 

 

09 heures 43 minutes : Me Pacôme Okoundé n'est pas d'accord avec le procureur. Il demande le respect de la loi en matière criminelle. « On ne demande que le respect des dispositions légales », exige t'il. Une demande appuyée par d'autres avocats de la défense dont le bâtonnier prosper Ahounou 
 

Le procureur spécial prend le contre-pied de la défense 

 

09 heures 42 minutes : le procureur spécial près la CRIET, Mario Mètonou prend le contre-pied de la défense. Il souligne que dans la pratique la composition de la Cour siégeant en matière criminelle n'est pas une violation à la loi 
 

L'avocat de l’État béninois demande de rejeter la demande de la défense 


 

09 heures 41 minutes : L'avocat Kakpo Assogba , conseil de l’État béninois que la composition de la Cour qui est de trois juges et qui siège actuellement en criminelle n'est pas une violation de la loi. Il demande la poursuite des débats.

 

La défense conteste la formation des juges siégeant pour l’audience criminelle 
 

09 heures 38 minutes : Me Paul Kato Atita demande aux juges de se conformer à la spécificité de la matière criminelle. « La loi sur la CRIET n’interdit pas cela », a t'il estimé.
 

09 heures 36 minutes : Me Timothée Yabit, avocat de Oswald Homeky appuie cette demande des conseils de la défense. Il affirme qu'en matière criminelle la loi exige que la composition de la juridiction soit de cinq magistrats. « Nous estimons que la composition devant laquelle nous sommes appelés à exercer notre office ce matin n'est pas criminelle », a ajouté l’avocat 

 

09 heures 34 minutes : La défense des accusés conteste la formation des juges siégeant pour cette audience devant la chambre criminelle. Au regard de l’article 254 du Code de procédure pénale, la défense estime que la composition de la Cour doit être composée de cinq magistrats dont un président et quatre assesseurs alors que la composition venue pour l’audience n'est que de trois juges. « Nous ne pouvons pas avancer dans cette procédure avec cette composition », a déclaré Ayodélé Ahounou, avocat de Olivier Boko. Selon la défense, la composition actuelle de la Cour qui est de trois dont un président et deux assesseurs est celle d'une cour ordinaire.
 

09 heures 29 minutes : le greffier procède à la lecture de liste des témoins. Ils sont une dizaine parmi lesquels figurent le colonel Dieudonné Tevoedjrè, Venance Kokoyè, directeur des affaires financières de Rock Salvin Nieri. Un certain Alipini, officier air  du cabinet militaire du président de la République. Le procureur Mario Mètonou justifie son absence. Me Ayodélé Ahounou estime que sa présence est nécessaire et que la défense de Boko et Homeky ont toujours demandé son audition sans succès devant la Commission d'instruction.

 

09 heures 23 minutes : le greffier de l’audience procède l’ordonnance de renvoi en jugement rendu par la commission d'instruction de la CRIET qui permet l’ouverture de l’audience devant la chambre criminelle. L’ordonnance 

 

Boko, Homeky et compagnies plaident tous non coupables
 

09 heures 17 minutes : Inculpation des accusés. Olivier Boko, Oswald Homeky, Hugues Adjigbékoun, Corneille Deo-Gratias Ahotognon Gbaguidi, Ganiou Sanoussi vont plaider à tour de rôle non coupable. Ils ne se reconnaissent pas les charges d'accusation. 


 

09 heures 10 minutes: Les avocats se constituent pour la défense. Me Kato Atita, Me Ayodélé Ahounou, Me Gilbert Houédan et autres se constituent pour Boko. Me Timothée Yabit et Me Carlos Agossou se constituent pour l'ex-ministre Oswald Homeky. Des avocats se constituent pour les autres accusés dans le dossier.


 

09 heures 06 minutes : Les accusés, Olivier Boko, Hugues Adjigbékoun, Corneille  Déo-Gratias Ahotognon Gbaguidi, Oswald Selbourne Homeky sont conviés à la barre après quelques instants de silence. Le juge procède à la vérification de l’identité des accusés.


 

09 heures 03 minutes : ouverture de l’audience. Les juges font leur entrée dans la salle. La Cour est présidée par la magistrate Christelle Adonon. Ses deux assesseurs sont les magistrats Alexandre Gbedji et David Anani.  Le ministère public est assuré par le procureur spécial près la CRIET, Mario Mètonou

 

08 heures 20 minutes : les avocats Béninois chargés de la défense de Boko et Homeky arrivent dans la salle d'audience. Me Carlos Agossou, Me Paul Kato Atita, Me Pacôme Okoundé et autres sont là.


 

08 heures 15 minutes : L'audience n'a pas encore commencé. Boko, Homeky et leurs co-accusés attendent l’arrivée des juges.


 

08 heures 03 minutes : La femme d’Olivier Boko, Sonia Nieri et des membres de sa famille viennent dans la salle. L’homme d'affaires les salue affectueusement. Ils s’installent.


 

07 heures 50 minutes : Boko discute avec l'un de ses avocats venus d'un barreau étranger. La discussion semble portée sur les moyens de le défendre 

 

07 heures 47 minutes : L’homme d’affaires Olivier Boko, l’ex-ministre Oswald Homeky et Hugues Adjigbékoun arrivent dans la salle d'audience. Ils sont installés. Olivier Boko ainsi que l'ex-ministre Oswald Homeky sont souriants. L’homme d'affaires est tiré à quatre épingles. Il est habillé en veste bleu nuit et lunettes au point. Sur sa veste, Olivier Boko porte un gilet de la prison civile de Missérété. Quant à Oswald Homeky, il est habillé d'u Il porte également un gilet de prisonniers.

 

Au cours de cette première journée d'audience, Olivier Boko et Oswald Homeky comparaissent pour des chefs d'accusation retenus contre eux. Ils sont jugés les 21, 22, 23 et 24 janvier 2025 lors de la deuxième journée de la session criminelle de la CRIET. 

 

En dehors de Olivier Boko et son beau-frère, ainsi que l’ancien ministre des Sports Oswald Homeky, trois autres personnes sont également poursuivies dans ce dossier. Il s'agit de Ganiou Sanoussi, chauffeur de Oswald Homeky, de Gbaguidi Ahotognon Corneille Déo-Gratias, un entrepreneur, de Rock Salvin Nieri, beau-frère de Olivier Boko. Les chefs d'accusation sont : complot contre l'autorité de l’État, corruption d'agent public et faux certificat.

 

LIRE AUSSI  : Affaire Boko-Homeky : la Cour suprême rejette leur pourvoi dans l’affaire tentative de Coup d'État
 

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