Au Bénin, le secteur du transport de personnes par le biais de plateformes de VTC comme Yango et Gozem fait l'objet d'une attention particulière des pouvoirs publics. Dans des courriers formels adressés jeudi 5 décembre 2024, Jacques Ayadji, directeur des Transports Terrestres et Aériens, a dénoncé des "irrégularités" dans les opérations de ces deux entreprises.
Suspension de Yango
Dans le cas de Yango, les autorités ont constaté que des véhicules immatriculés au Bénin et arborant les couleurs de la plateforme exerçaient « en toute illégalité le transport de personnes dans la ville de Cotonou et ses environs. Face à cette situation, le directeur a notifié à Yango la « suspension immédiate de ses activités sur le territoire béninois ». La société ne pourra reprendre ses services qu'après avoir obtenu une autorisation favorable, précise le courrier.
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La décision des autorités béninoises intervient quelques semaines après celles du Togo. Mi-octobre 2024, l’opérateur des services de transport de personnes a interdit les activités de Yango sur toute l’étendue du territoire national du Togo. Le gouvernement togolais, à travers le ministère des Transports Routiers et Ferroviaires, a déclaré illicite les activités de cette société.
Gozem invité à se régulariser en deux mois
Concernant Gozem, la situation est similaire. Selon Jacques Ayadji, des véhicules béninois affichant les couleurs de Gozem effectuaient également le transport de personnes « sans accomplir les formalités de demande d'autorisation » auprès des autorités compétentes.
« Il m’a été donné de constater que des véhicules immatriculés au Bénin et arborant des affiches de GOZEM effectuent le transport de personnes à travers les villes de Cotonou et environs, sans accomplir les formalités de demande d’autorisation au Ministère du Cadre de Vie et des Transports en charge du Développement Durable. Par la présente lettre, Je vous invite à initier sur la plateforme SYGFR, une demande d’autorisation pour régulariser votre situation dans un délai de deux (02) mois à compter de la date de signature de cette lettre », prévient Jacques Ayadji.
Dans ce cas, Gozem a été sommée d'initier, dans un délai de deux mois, une demande d'autorisation sur la plateforme SYGFR, un outil de gestion et de suivi des flux réglementaires dans le secteur des transports.
Ces mesures s'inscrivent dans la volonté affichée des autorités béninoises de structurer et d'encadrer le développement rapide des plateformes numériques dans le domaine du transport urbain. L'objectif est d'assurer des conditions d'exercice équitables pour l'ensemble des acteurs tout en garantissant la sécurité des passagers, a souligné le directeur des Transports Terrestres et Aériens.
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